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Décès PIERRE FABRE : La succession s'annonce difficile.

Le 24 juillet 2013, 11:40 dans Beauté 0

Pierre FABRE, fondateur des Laboratoires éponymes, est décédé à l’âge de 87 ans des suites d’une longue maladie. En 50 ans, il avait fait de son laboratoire, un fleuron de l’industrie pharmaceutique, avec un chiffre d’affaire d’environ 2 milliards d’euros en 2012. Sa disparition ouvre une période d’incertitude pour le groupe, laissant le 3ème laboratoire Français sans successeur.

Quel avenir pour les Laboratoires PIERRE FABRE ?
Qui pour diriger l’empire ?
LL

Les Laboratoires PIERRE FABRE, propriétaires des marques AvèneDucrayKlorane, Galénic et bien d’autres, ont vu le jour en 1961, sous l’impulsion de Pierre Fabre, à l’époque simple pharmacien à Castres. Celui ci créer le premier veinotonique, point de départ des Laboratoires. 4 ans plus tard, il acquiert Klorane et étend ses activités à la dermo-cosmétique, qui représente aujourd’hui 53% du CA du groupe, soit 1,045 milliard d’euros. Avec plus de 10 000 salariés à travers le monde, et un ancrage national fort (6 700 employés en France, soit 67% du total), les laboratoires PIERRE FABRE, numéro 2 européen des cosmétiques d’officine diffusent ses produits à l’international dans plus de 130 pays (54% de son CA à l’export) et possèdent 42 filiales à travers le monde.

Même si Pierre FABRE, n’exerçait plus officiellement la direction opérationnelle du groupe, il n’en avait pas pour autant laché les rênes, comme en témoigne la valse des directeurs généraux depuis 15 ans.

En 1999, Jean Luc BELINGRAD, débauché des Laboratoires ROCHE, prend la tête du groupe. Il démissionne en 2001, car Pierre Fabre, refuse l’introduction en bourse de ses laboratoires. Roch DOLIVEUX le remplace en 2003, mais plie bagages au bout de 7 mois, faute d’avoir les mains libres. Celui qui le remplace, Jean Pierre GRANIER (2008-2010), à plus d’atouts. Fin connaisseur du secteur pharmaceutique, il est l’ancien patron des laboratoires GlaxoSmithKline et ami de 30 ans de Pierre Fabre. Sa venue laisse augurer un début de passation de pouvoir, d’autant que celui-ci à le soutient des banques, qui s’inquiètent à l’époque de la faible rentabilité du groupe et de son endettement dépassant 400 millions d’euros. Mais en septembre 2010, il est remercié et remplacé par Olivier BOHUON, ex numéro 2 des laboratoires américains Abott. Il ne restera que 5 mois à ce poste. Depuis octobre 2012, c’est Didier MIRATON, ex N°3 Michelin, qui dirige le groupe.

Ce turn-over des directeurs généraux, pose donc l’épineuse question de la succession ? Pierre Fabre s’est soucié de longue date de l’indépendance de ses laboratoires, en faisant don de 65% du capital de son groupe à la fondation d’utilité publique Pierre Fabre. Alternative à la bourse, cette organisation éloigne les “prédateurs” extérieurs, et garantie la continuité des principes érigés par Pierre Fabre : ancrage national de  l’entreprise, investissements significatifs en R&D, pluriactivités du groupe (médicaments, dermo-cosmétiques, santé familiale).

Quelques noms seulement peuvent donc prétendre à la tête du groupe. Au premier rang, l’on retrouve Pierre Yves REVOL, actuel vice président des laboratoires et homme de confiance de Pierre Fabre, qui a toujours assuré l’intérim entre deux directeurs généraux. Manuel SERDAN, aura également son mot à dire. Retraité toujours actif et proche de Pierre FABRE, il est le directeur du patrimoine des laboratoires. Eric DUCOURNAU, à la tête du pôle cosmétiques (53% du CA du groupe) et Jacques FABRE, neveu du défunt et ephémère DG de 2011 à 2012, font également partie de la liste des successeurs potentiels.

Si à ce jour, aucun dauphin n’est connu, la société a indiquée qu’elle communiquerai prochainement les dispositions prises pour poursuivre “l‘aventure (…) dans le respect des valeurs et des volontés de son président et fondateur“. Affaire à suivre donc …

Crèmes Solaires : Des indices de protection jugés peu fiables ?

Le 18 juillet 2013, 22:57 dans Beauté 0

A l’approche de l’été et durant toute la période estivale, on nous rappelle souvent l’importance de la crème solaire, qui envahie les linéaires des magasins et nos sacs de plage. Mais une nouvelle enquête, réalisée en juin dernier, par le magazine “60 millions de consommateurs” affirme que les indices de protection de ces crèmes sont généralement peu fiables.

Qu’en est il réellement ? Enquête !

enjeux strategies  Soins Solaire Crèmes solaires : Des indices de protection jugés peu fiables ?

Pour le mensuel, 60 millions de consommateurs, il est claire que les indices de protection que l’on retrouvent sur les emballages de nos crèmes solaires sont (la plupart du temps) trompeurs ! Ce (nouveau) scandale, n’est pas sans rappeler l’étude réalisée en 2012 par Laurence COIFFARD, professeur de pharmacie à l’université de Nantes qui confiait que 25 à 30% des produits solaires affichent un indice supérieur à la protection réelle qu’ils délivrent !

Sur 10 marques de crèmes solaires, testées par le magazine, seulement 4 assurent un indice de protection en adéquation avec celui mentionné sur le produit. Ils s’agit des marques : Avène, Mixa Solaire, Vichy et Alga Maris. A l’inverse, les mauvais élèves seraient Clarins, Klorane, Mustela, Nivea Baby, Bioregena Soleil et Natessance !

Alors comment, des produits cosmétiques très contrôlés, avant et pendant leur mise sur le marché peuvent tromper autant les consommateurs ?

La différence d’indice de protection, proviendrait de la méthode utilisée pour calculer celui-ci.  Il s’agirait en fait d’un débat sur les méthodes d’analyse. L’équipe nantaise du Pr COIFFARD travaille depuis plus de dix ans avec une méthode in vitro, qui s’appuie sur la quantité de rayons UV traversant des plaques de plexiglas avec ou sans crème solaire. Cette technique, réalisée en laboratoire dans des conditions contrôlées, n’est cependant pas encore reconnue par la réglementation cosmétique. L’industrie quant à elle, ne jure que par les tests in vivo, réalisés en irradiants d’UV le dos de volontaires, et en mesurant en combien de temps l’érythème (le coup de soleil) apparaît.

L’étude révèle aussi, la présence de molécules anti-inflammatoires, qui ont pour but de retarder l’apparition du coup de soleil (sans pour autant protéger la peau) et donc d’augmenter la valeur de l’indice de protection.

Mais pourquoi utiliser des anti-inflammatoires et “tricher” sur l’indice de protection ? Es-ce pour l’argent ? Pour vendre plus cher le produit ? La réponse est non !

En réalité, sous la pression des lobbies BIO, les industriels cherchent à remplacer les filtres organiques/chimiques utilisés traditionnellement, par des composés minéraux, avec lesquels il est malheureusement impossible d’obtenir de forts indices comme 50 ou 50+. Les anti-inflammatoires seraient donc la “solution” pour offrir (du moins sur le papier) des indices très haute protection.

Pour conclure, cette controverse scientifique mérite d’être tranchée au plus vite. On ne pourrait en disconvenir alors que 80 à 90 000 nouveaux cas de cancers de la peau sont détectés chaque année en France.

Des médicaments au Cannabis ? Bientôt une réalité !

Le 14 juin 2013, 20:37 dans Beauté 0

C’est désormais officiel : Depuis le 8 Juin dernier et la parution la veille d’un nouveau décret au Journal Officiel,la France peut légaliser sur son territoire les médicaments à base de cannabis. Une mesure qui confère dorénavant à l’ANSM (Agence National de Sécurité du Médicament) la possibilité d’autoriser la mise sur le marché (AMM) de médicaments à base de tétrahydrocannabinol (THC) ou ses dérivés.

reglementations  cannabis therapeutique 1024x807 Des médicaments au Cannabis : Bientôt une réalité ?

Avant cette date, le cannabis n’était considéré que comme stupéfiant. Désormais, son utilisation dans un cadre thérapeutique et très surveillé devient possible. Au-delà de cette possibilité, le décret prévoit également d’autoriser « les opérations de fabrication, de transport, d’importation, d’exportation, de détention, d’offre, de cession, d’acquisition ou d’emploi relatives à ces spécialités ».

Le texte, signé de la main de Marisol Touraine, ministre de la Santé, et Jean-Marc Ayrault, Premier ministre, réjouit une partie du monde médical, s’appuyant sur les preuves scientifiques de l’intérêt de tels traitements. Plusieurs pays du monde ont ouvert leurs marchés à certains de ces médicaments pour traiter divers troubles ou pathologies. Le Marinol par exemple, à base de dronabinol, un THC synthétique, est prescrit dans certains pays contre les nausées occasionnées par les chimiothérapies ou pour aider les patients atteints du Sida à retrouver l’appétit. Il est le seul à être déjà partiellement autorisé en France contre les douleurs chroniques, mais ne bénéficie pas d’AMM.

Pourtant, ce serait un autre médicament qui devrait en priorité faire l’objet d’une enquête de la part de l’ANSM :le Sativex. Il a reçu le feu vert des autorités sanitaires canadiennes, allemandes et britanniques dans le traitement des douleurs chez certains patients atteints de sclérose en plaques, chez qui les autres thérapies antidouleur se montrent inefficaces.

Le laboratoire Bayer, qui commercialise ce spray, aurait déjà fait de nombreuses demandes auprès de l’ANSM,autrefois rejetées. Mais depuis la loi a changé … 


Le + info
 
: ATTENTION : La modification du texte ne présage pas de l’évaluation des bénéfices-risques des médicaments au cannabis par l’ANSM et donc de l’autorisation de mise sur le marché de ce type de médicaments.

Le + info : La consommation de cannabis dans un cadre récréatif reste complètement bannie, même après la parution de ce nouveau décret.

REAGISSEZ !
Etes vous pour le cannabis thérapeutique ? Pourquoi ?
Pensez vous que l’autorisation des dérivés du cannabis dans les médicaments est un premier pas vers la légalisation du cannabis ?

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